Entre sophrologie et ACT, apprendre à accueillir ce qui est présent tout en restant connecté à ce qui nourrit et apaise.
Une pratique adaptée aux personnes âgées, malades ou en situation de handicap
Animer des séances de sophrologie avec des personnes limitées physiquement par l’âge, la maladie ou le handicap est à la fois un défi et une immense source d’enseignements. Ces moments me permettent de vivre des expériences humaines que je ne pourrais sans doute rencontrer dans aucun autre contexte.
La sophrologie, associée à l’ACT (Thérapie d), permet d’accueillir ce qui est difficile tout en développant une attention plus consciente à ce qui nous fait du bien.
Faire de la place à toutes les expériences
Le temps le permettant, nous étions dehors, à l’ombre dans le jardin. Il y avait dans cette séance quelque chose de suspendu. Un moment où l’on ralentit, où l’espace semble s’élargir.
Si l’on entendait le bruit de la ventilation, celui d’un camion ou le grincement d’une porte, il y avait aussi le chant des oiseaux et le bruissement du vent dans les arbres.
Les deux cohabitaient, illustrant parfaitement le mouvement de la vie : il y a de la place pour tout, et la possibilité de choisir où poser notre attention, instant après instant.
Sophrologie, ACT et attention consciente
Observer nos pensées, nos ruminations, nos conflits intérieurs ou extérieurs. Mais inviter aussi les moments de connexion : un repas partagé, une présence, un sourire, le contact de la nature ou la sensation du vent sur la peau.
L’approche ACT nous aide à reconnaître les difficultés sans lutter contre elles, tandis que la sophrologie favorise un retour au corps et à l’instant présent.
Retrouver des ressources malgré les limites physiques
Au cœur des limites d’un corps parfois diminué par l’âge ou la maladie, il existe encore des mouvements subtils et vivants : un souffle qui circule, un relâchement, une sensation d’apaisement, un sourire intérieur qui apparaît doucement.
C’est cela que j’aime particulièrement dans ces séances : cette possibilité de se reconnecter à quelque chose de simple, vivant et profondément humain.
Même lorsque le corps diminue, il n’y a pas d’âge ni de limite pour grandir en sagesse. Cela reste accessible à chacun d’entre nous, quelles que soient les circonstances extérieures.
